Janvier Mars 2004
BICA #104
Le BICA 104 analyse le cas d’une coopérative ayant développé des activités commerciales, notamment des stations de lavage ouvertes aux particuliers. Le tribunal considère que ces activités peuvent remettre en cause l’exonération d’impôt sur les sociétés, car la coopérative ne fonctionne plus conformément à son objet social. En revanche, la réduction de moitié de la base de taxe professionnelle peut être maintenue, car le texte applicable ne subordonne pas expressément cet avantage au respect strict de l’exclusivisme coopératif. Les autres articles traitent de la preuve de l’adhésion d’un associé, des conventions réglementées, de la responsabilité pénale du directeur, des mutations d’exploitation et de la prescription des pénalités statutaires.
Sommaire
Preuve de l’adhésion et date d’engagement
Conventions réglementées
Responsabilité pénale du directeur
- d’une délégation suffisamment large ;
- de l’autorité nécessaire ;
- de la compétence et des moyens appropriés ;
- et s’il a personnellement participé aux faits.
Mutation d’exploitation et location partielle
Prescription des pénalités statutaires
Juridique
- Responsabilité des administrateurs : leur responsabilité pénale peut être engagée s’ils empêchent le commissaire aux comptes d’exercer sa mission ou s’ils ne le convoquent pas aux assemblées générales.
- Prix différencié des apports : le bulletin évoque un litige relatif à une majoration de prix promise à des producteurs de lait biologique.
- Agrément des coopératives : les demandes doivent comporter une présentation économique et financière cohérente avec l’objet statutaire et l’activité effectivement exercée.
- Immatriculation au RCS : l’absence d’immatriculation peut entraîner la perte de l’agrément et des avantages fiscaux.
- Parts sociales : plusieurs informations concernent les intérêts et la revalorisation des parts.
- Quotas laitiers : une décision traite des conséquences juridiques liées aux quotas détenus par les associés.
- SICA : le retrait d’un associé d’une société à capital variable et les pouvoirs du directeur sont examinés.
- Caisses de Crédit agricole : leur responsabilité n’est retenue qu’en présence d’un soutien abusif ou d’un manquement caractérisé au devoir de conseil.
- Commissaire aux comptes : sa responsabilité peut être recherchée si ses négligences ont donné à une banque une image trompeuse de la solvabilité d’une société.
- GAEC : le caractère familial de l’exploitation suppose une véritable possibilité de travail en commun. Une trop grande distance entre les exploitations peut faire obstacle à cette qualification.