Avril Juin 2009
BICA #125
Le BICA 125 porte son analyse sur le renforcement du droit à l’information des associés coopérateurs. Ceux-ci peuvent désormais consulter, de manière permanente, les statuts, le règlement intérieur, les comptes des trois derniers exercices, les rapports de gestion, les rapports des commissaires aux comptes et les procès-verbaux d’assemblées générales. Des droits spécifiques existent également avant les assemblées générales et lors des opérations de fusion ou de restructuration. Le bulletin présente ensuite plusieurs décisions de jurisprudence concernant notamment le remboursement de subventions, les baux commerciaux et l’utilisation de la dénomination « vins de pays ». Il fait également le point sur les principales évolutions réglementaires agricoles, vitivinicoles, fiscales et institutionnelles de 2009, notamment la création de FranceAgriMer.
Sommaire
Le droit à l'information pour les associés coopérateurs — Une avancée vers la transparence (par Patricia Hirsch)
Droit permanent à l’information
- les statuts et le règlement intérieur ;
- les bilans et comptes consolidés des trois derniers exercices ;
- la liste des administrateurs et, le cas échéant, des membres du directoire ou du conseil de surveillance ;
- les rapports de gestion ;
- les rapports des commissaires aux comptes ;
- les procès-verbaux des assemblées générales.
Droit ponctuel lors des assemblées générales
Voies de contestation
| Sujet | Solution retenue |
|---|---|
| Subvention européenne | Une coopérative ayant accepté de rembourser les sommes réclamées par la Commission européenne doit exécuter cet engagement, même si le débat porte sur la manière dont la subvention a été utilisée. |
| Bail commercial | Un accord secret ou « parallèle » ne peut pas écarter le statut impératif des baux commerciaux. Dès lors qu’un local est loué pour l’exploitation effective d’un fonds de commerce, le statut des baux commerciaux peut s’appliquer. |
| Dénomination « vins de pays » | La mention doit être rattachée à un département ou à une zone de production précisément délimitée. La dénomination « Vignobles de France », couvrant des territoires trop larges et dispersés, a été annulée. |
juridique
- Collecte de lait contaminé : un producteur peut être tenu d’indemniser la coopérative pour un dommage prévisible, même si des accords professionnels prévoient des sanctions spécifiques.
- Aides vitivinicoles : la France met en œuvre plusieurs dispositifs européens concernant la promotion dans les pays tiers, les investissements, la restructuration des vignobles, la distillation, l’assurance récolte et l’utilisation de moût concentré.
- Groupement d’intérêt économique : le GIE possède une personnalité juridique distincte de celle de ses membres. Son activité administrative ne devient pas agricole uniquement parce que ses membres sont des exploitants agricoles.
- Objectif Terres 2020 : le gouvernement propose un nouveau modèle agricole fondé sur le développement durable et l’évolution des pratiques de production.
- Délais de paiement : un accord sectoriel prévoit des aménagements aux délais légaux applicables aux ventes d’approvisionnements agricoles, dans l’attente de son éventuelle extension.
- Organisations de producteurs : de nouvelles règles sont fixées pour les secteurs porcin, avicole et cunicole, notamment concernant la reconnaissance, les statuts, l’adhésion et le contrôle des opérations.
- Création de FranceAgriMer : depuis le 1er avril 2009, FranceAgriMer remplace cinq offices agricoles et prend en charge plusieurs filières, dont l’élevage, les vins, les fruits et légumes et les grandes cultures.
- Loi de simplification du droit : elle prévoit notamment l’adaptation du droit des coopératives agricoles, la mise en conformité des statuts et l’évolution des règles relatives aux organisations de producteurs.
Fiscales
- un abattement de 300 000 euros lors de la vente à certains salariés ou membres de la famille du cédant, sous conditions ;
- un avantage fiscal comparable en cas de transmission gratuite d’un fonds agricole, notamment par donation.