Avril Juin 2014
BICA #145
Ce numéro 145 met principalement en évidence la nécessité, pour les sociétés coopératives agricoles, de respecter rigoureusement les règles de fonctionnement et de procédure. Les principaux enseignements sont les suivants : les décisions concernant des récoltes déjà livrées peuvent rester opposables après la démission d’un coopérateur ; le droit de retrait ne peut pas être supprimé, mais il peut être assorti de conséquences financières raisonnables ; les sanctions contre un adhérent doivent être précédées d’une procédure contradictoire complète ; le président du conseil d’administration est l’interlocuteur habilité à représenter la coopérative en justice ; les notaires et les employeurs doivent apprécier concrètement leurs obligations de conseil et les effets des changements imposés.
Sommaire
Doctrine, démission et portée des décisions des organes sociaux
A. Les faits et les questions posées
- Les décisions prises par le conseil d’administration et l’assemblée générale après la démission pouvaient-elles encore s’appliquer à l’ancien coopérateur ?
- Les conditions de remboursement des aides à la plantation constituaient-elles une entrave abusive au droit de retrait ?
B. La solution concernant le paiement des récoltes
- des acomptes sont versés au cours de l’année ;
- le montant définitif est arrêté ultérieurement par l’assemblée générale ;
- le solde est ensuite versé au coopérateur.
C. Les modalités de rémunération dans une coopérative agricole
- des résultats de la coopérative ;
- du prix de revente des produits ;
- des charges supportées ;
- des décisions ultérieures de l’assemblée générale.
D. Le droit de libre retrait
E. Les prêts d’aide à la plantation
- le prêt avait été clairement accepté ;
- les conditions de remboursement étaient connues à l’avance ;
- le prêt ne produisait pas d’intérêts pendant plusieurs années ;
- le coopérateur bénéficiait d’un avantage économique important ;
- le remboursement en cas de départ anticipé correspondait à la nature même du prêt.
Idée principale de la doctrine
A. Les sanctions contre un adhérent doivent respecter une procédure stricte
- l’adhérent doit être mis en demeure ;
- il doit être invité à présenter ses explications devant le conseil d’administration ;
- le conseil d’administration doit ensuite délibérer formellement sur les sanctions applicables ;
- ce n’est qu’après cette décision que la coopérative peut engager une action judiciaire.
B. Le président est le représentant de la coopérative en justice
- le conseil d’administration autorise le président à agir ;
- le président prend l’initiative de l’action au nom de la coopérative ;
- une délégation peut éventuellement être organisée dans les conditions prévues par les textes.