Janvier Mars 2018
BICA #160
Le BICA n° 160 est principalement consacré aux caisses de péréquation dans les coopératives agricoles. Ces mécanismes permettent de lisser les variations de prix et de rémunérer les apports sur une période plus longue, en prélevant une partie des sommes dues aux associés lorsque les cours sont favorables afin de la redistribuer ultérieurement. Le bulletin analyse la nature juridique, comptable et fiscale de ces caisses, en distinguant la péréquation individuelle de la péréquation collective. Il insiste sur la nécessité d’un accord clair des producteurs, car les prélèvements opérés sur la rémunération des apports ne peuvent pas être imposés sans fondement légal ou contractuel suffisamment précis. Le numéro présente également cinq décisions de jurisprudence concernant le retrait et l’exclusion d’un associé, la rémunération d’apports après cession de parts, la compétence juridictionnelle, l’éligibilité des administrateurs et la fiscalité des SICA.
Sommaire
A. La définition et la finalité des caisses de péréquation
- lorsque les cours sont élevés, une partie du prix versé à l’associé est mise en réserve ;
- lorsque les cours diminuent, les sommes prélevées peuvent être utilisées pour compléter la rémunération ;
- le prix payé à l’associé est ainsi stabilisé sur une période donnée ;
- la coopérative mutualise les effets des fluctuations du marché.
B. La distinction entre péréquation individuelle et collective
Péréquation individuelle
Péréquation collective
- les associés qui quittent la coopérative peuvent perdre tout droit sur la caisse ;
- les nouveaux associés peuvent bénéficier de sommes auxquelles ils n’ont pas contribué ;
- les règles de répartition doivent être parfaitement définies ;
- un risque d’inégalité entre les associés peut apparaître.
C. La nature des sommes versées à la caisse
- à la rémunération des apports ;
- aux ristournes ;
- à l’affectation des résultats ;
- aux provisions ;
- à l’information des associés.
D. La création et le fonctionnement de la caisse
- un bulletin d’adhésion à la caisse ;
- une convention spécifique ;
- ou un document individuel acceptant les modalités de prélèvement et de redistribution.
- les produits concernés ;
- les périodes de référence ;
- les conditions de prélèvement ;
- les modalités de calcul ;
- les règles de restitution ;
- les droits de l’associé en cas de retrait ;
- les conséquences d’une exclusion ou d’une cessation d’activité ;
- le traitement des sommes en cas de liquidation de la coopérative.
E. Le droit de propriété des associés
- les sommes différées au profit d’un associé ;
- les réserves collectives de la coopérative ;
- les provisions ;
- les sommes définitivement affectées au résultat.
F. Les risques juridiques et comptables
- prélèvement sans accord individuel ;
- défaut d’information des associés ;
- absence de distinction entre caisse individuelle et caisse collective ;
- compensation entre plusieurs produits ou filières ;
- confusion entre caisse de péréquation et réserve ;
- absence de règle sur les droits des associés sortants ;
- impossibilité de retracer les sommes prélevées ;
- redistribution supérieure aux sommes effectivement disponibles.
- d’éviter toute compensation entre plusieurs caisses ;
- de déterminer clairement le plafond de la caisse ;
- d’indiquer les modalités de liquidation ;
- de présenter les opérations dans les rapports annuels ;
- d’inscrire la caisse dans les documents comptables et financiers ;
- de faire approuver les règles par l’assemblée générale.
G. Les effets du départ de l’associé
H. Les liens avec la mission des organisations de producteurs
- l’intérêt collectif des associés ;
- les règles statutaires ;
- un accord individuel suffisamment clair ;
- un mécanisme transparent de rémunération des apports.
A. Retrait, force majeure et récidive
B. Rémunération des apports après cession des parts
C. Relations entre une coopérative et une société agricole
D. Inéligibilité d’administrateurs et référé
E. SICA et taxe professionnelle
A. Loi de finances pour 2018
Prélèvement forfaitaire unique
- 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu ;
- 17,2 % de prélèvements sociaux.
- les intérêts aux parts ;
- les intérêts de comptes courants financiers ;
- les dividendes ;
- certaines plus-values mobilières.