Juillet Septembre 2018
BICA #162
Le BICA n° 162 est consacré à la gestion collective du capital social des coopératives agricoles et de leurs unions. Il complète l’étude précédente consacrée à la gestion individuelle des parts sociales. Le bulletin analyse la structure du capital, ses différentes catégories de parts, les associés susceptibles de les détenir, les modalités d’augmentation et de réduction du capital ainsi que les opérations de fusion, de scission et d’apport partiel d’activité. Il rappelle que le capital social coopératif est variable, mais que sa gestion doit respecter à la fois les droits des associés, les principes coopératifs et les règles de protection des créanciers. Quatre décisions de jurisprudence et une réponse ministérielle sur le régime fiscal des coopératives complètent le numéro.
Sommaire
A. Le capital social des coopératives agricoles
- du nombre d’associés ;
- de la souscription ou du remboursement des parts ;
- de l’évolution des engagements d’activité ;
- des opérations de fusion ou de scission ;
- des variations non conjoncturelles de l’activité.
B. Les différentes catégories de parts sociales
Parts sociales d’activité
- de constater la qualité d’associé ;
- de déterminer les droits de vote ;
- d’assurer la participation au capital ;
- de garantir l’engagement d’apport ou d’utilisation des services.
Parts sociales d’épargne
- par incorporation de réserves ;
- en complément de ristournes ;
- lors d’une augmentation collective du capital.
Parts sociales à avantages particuliers
- un intérêt prioritaire ;
- une rémunération supérieure dans les limites légales ;
- une participation aux dividendes reçus de filiales ;
- certains avantages financiers liés à l’investissement réalisé.
Parts sociales détenues par des associés non coopérateurs
- des salariés ;
- des anciens associés ;
- des personnes intéressées par l’activité de la coopérative ;
- des établissements de crédit ;
- des collectivités ou partenaires institutionnels ;
- des personnes apportant un soutien financier ou technique.
C. L’émission et la rémunération des parts
- intérêt aux parts sociales pour les parts ordinaires ;
- rémunération prioritaire pour certaines parts à avantages particuliers ;
- dividendes correspondant aux résultats de filiales pour certaines parts spécifiques ;
- absence de rémunération lorsque les conditions légales et statutaires ne sont pas réunies.
D. L’augmentation collective du capital
- d’une augmentation de la valeur nominale des parts existantes ;
- de l’attribution gratuite de nouvelles parts ;
- de l’incorporation de réserves ;
- de l’affectation de ristournes en parts sociales ;
- d’une augmentation du nombre de parts correspondant à une modification des engagements.
Augmentation par revalorisation
Attribution gratuite de parts
- des réserves disponibles ;
- des ristournes ;
- des bénéfices non distribués ;
- des sommes incorporées au capital.
Modification du rapport capital-activité
- une obligation de souscrire des parts supplémentaires ;
- une modification de l’engagement d’activité ;
- une augmentation de la valeur nominale des parts.
E. La réduction du capital social
- d’une baisse durable de l’activité des associés ;
- de la cessation d’activité ;
- du retrait ;
- de l’exclusion ;
- de la radiation ;
- du remboursement des parts.
- sur les réserves disponibles ;
- sur les sommes revenant aux associés sortants ;
- ou, en cas de liquidation déficitaire, sur les associés dans la limite de leur responsabilité.
F. La transmission du capital
- d’une fusion ;
- d’une scission ;
- d’un apport partiel d’actif ;
- du transfert d’une branche d’activité.
G. Les principes à retenir
- le capital social des coopératives est nécessairement variable ;
- les variations du capital doivent correspondre aux évolutions réelles et durables de l’activité ;
- la multiplication des catégories de parts et la recherche de financements extérieurs rendent la gestion du capital plus complexe.
A. Extension des règles adoptées par les organisations de producteurs
B. Compte courant, soutien abusif et cotisations spécifiques
- un échéancier de remboursement ;
- la poursuite de l’activité avec la coopérative ;
- l’engagement de livrer la totalité de sa production.
C. Déclaration de créance et instance en cours
D. Mutation d’exploitation et retrait de l’associé
- d’un cas de force majeure ;
- ou d’un motif valable.
E. Obligation de livrer et besoins de l’exploitation
A. Réponse ministérielle du 12 juin 2018 sur le régime fiscal des coopératives
Opérations exclues de l’exonération
- aux opérations réalisées avec des non-sociétaires ;
- aux ventes effectuées dans un magasin de détail distinct de l’établissement principal ;
- aux activités qui ne correspondent pas à l’objet légal de la coopérative ;
- à certaines opérations de transformation portant sur des produits non agricoles ou non destinés aux usages prévus par les textes.