Avril Juin 2021
BICA #173
Le BICA n° 173 présente le guide des bonnes pratiques de gouvernance des entreprises coopératives agricoles, élaboré par le Haut Conseil de la coopération agricole (HCCA). Ce guide vise à améliorer le fonctionnement démocratique des coopératives, la qualité du travail des organes dirigeants, la participation des associés et la maîtrise des filiales. Le bulletin précise que le guide n’a pas, en lui-même, de valeur réglementaire obligatoire. Il constitue toutefois une référence importante pour apprécier la qualité de la gouvernance d’une coopérative et pourrait servir de grille d’analyse au HCCA dans le cadre de ses contrôles. Le numéro présente également trois décisions de jurisprudence et deux textes relatifs à la crise sanitaire et aux comptes annuels des coopératives.
Sommaire
1. Portée juridique du guide
2. Les principes coopératifs et l’organisation de la gouvernance
- Le pouvoir souverain des associés coopérateurs, exercé notamment au sein de l’assemblée générale.
- Le pouvoir d’orientation, de décision et de surveillance, exercé par le conseil d’administration ou le conseil de surveillance.
- Le pouvoir exécutif, confié au directeur, au directoire et aux équipes salariées.
- la pérennité et le développement de l’entreprise ;
- la rémunération et les intérêts des associés coopérateurs ;
- les salariés ;
- les clients et fournisseurs ;
- les acteurs du territoire ;
- les enjeux sociaux et environnementaux.
3. Le pouvoir souverain des associés coopérateurs
A. Une participation éclairée
- la remise et l’explication des statuts et du règlement intérieur ;
- la présentation de la coopérative et du groupe auquel elle appartient ;
- des réunions d’information ;
- des visites ou rencontres avec les dirigeants.
B. Rendre les assemblées générales plus attractives
- un ordre du jour détaillé ;
- des documents clairs et pédagogiques ;
- une présentation des enjeux liés à chaque résolution ;
- la possibilité de poser des questions avant l’assemblée ;
- un recours au vote secret pour les décisions sensibles ;
- le recours exceptionnel au vote électronique en cas de difficultés sanitaires ou climatiques.
C. Le rôle des sections territoriales et des délégués
D. L’animation territoriale
- réunions locales ;
- groupes de travail ;
- groupes dédiés aux jeunes coopérateurs ;
- formations ;
- lettres d’information et bulletins ;
- visites et voyages ;
- espaces numériques et réseaux sociaux ;
- parcours d’intégration.
4. Le conseil d’administration
A. La composition du conseil
- la diversité géographique ;
- la diversité des filières et activités ;
- les compétences nécessaires à la gestion ;
- le renouvellement des générations ;
- la représentation des femmes.
B. La présence éventuelle de salariés
C. Le contrôle des filiales
- que des administrateurs de la coopérative siègent dans les filiales ;
- que les activités des filiales soient régulièrement inscrites à l’ordre du jour du conseil ;
- que des comités spécialisés puissent examiner les dossiers complexes ;
- que la coopérative soit clairement identifiée comme la tête du groupe ;
- que le conseil d’administration définisse la stratégie du groupe ;
- qu’il arrête les modalités de financement et de répartition de la valeur.
D. Professionnaliser le fonctionnement du conseil
- des réunions fréquentes et bien préparées ;
- des ordres du jour adaptés ;
- des dossiers complets ;
- des outils de pilotage ;
- une analyse approfondie des risques ;
- une présentation détaillée des comptes ;
- l’exploitation des travaux des commissaires aux comptes et de l’audit interne.
E. Les comités spécialisés
- le comité stratégique ;
- le comité des nominations ;
- le comité des rémunérations ;
- le comité RSE ;
- les comités liés aux produits et aux filières ;
- le comité d’audit et des risques.
F. La charte de gouvernance
- les valeurs et principes de la coopérative ;
- les droits et devoirs des administrateurs ;
- les règles de fonctionnement du conseil ;
- les moyens mis à disposition des administrateurs ;
- les modalités de délégation ;
- les procédures d’accueil et de formation ;
- les méthodes de travail et de reporting.
G. Les indemnités des administrateurs
- du temps passé ;
- des responsabilités exercées ;
- des missions particulières ;
- des délégations reçues ;
- de la participation à certains comités.
H. Le choix du mode de gouvernance et l’auto-évaluation
- le modèle classique du conseil d’administration ;
- le modèle du directoire et du conseil de surveillance.
- la qualité des débats ;
- l’efficacité des réunions ;
- la circulation de l’information ;
- la capacité du conseil à définir et suivre la stratégie ;
- la qualité des relations avec la direction ;
- la conformité au projet coopératif.
5. Le binôme président-directeur
- la confiance réciproque ;
- la complémentarité des rôles ;
- la clarté des délégations de pouvoirs ;
- la participation adaptée des dirigeants salariés aux travaux du conseil ;
- la coordination entre les organes élus et les équipes opérationnelles.
6. Les femmes, les salariés et les parties prenantes
A. La formation et l’engagement
- définir les besoins de formation ;
- établir des parcours adaptés ;
- suivre la participation aux formations ;
- évaluer les compétences acquises ;
- prévoir un référent ou une commission chargée de ce suivi.
B. Les salariés
- la formation ;
- les dispositifs d’intéressement et de participation ;
- l’association des salariés aux projets de la coopérative ;
- la possibilité de leur ouvrir l’accès au capital dans certaines conditions.
C. Les parties prenantes et le territoire
D. La création et la répartition de la valeur
- la rémunération des apports ;
- le renforcement de ses fonds propres ;
- ses investissements ;
- sa pérennité ;
- la solidarité entre les générations d’associés.
7. Les outils d’évaluation
- la participation des associés ;
- le fonctionnement des assemblées ;
- la composition du conseil ;
- les compétences des administrateurs ;
- le contrôle des filiales ;
- la qualité des informations financières ;
- les comités spécialisés ;
- les relations entre président et directeur ;
- la formation ;
- l’animation territoriale ;
- la représentation des femmes ;
- la création et la répartition de la valeur.
A. Acquisition de parts sociales et sanctions pécuniaires
B. Livraison totale et besoins de l’exploitation
C. Pouvoir du président et responsabilité de l’administrateur
A. Gestion de la sortie de crise sanitaire
- la visioconférence pour les réunions des organes dirigeants ;
- la conférence téléphonique ;
- la consultation écrite ;
- la participation à distance aux assemblées générales.