Octobre Décembre 2021
BICA #175
Le BICA n° 175 est principalement consacré à un mode de gouvernance particulier des sociétés coopératives agricoles : la gestion par un directoire placé sous le contrôle d’un conseil de surveillance. Le bulletin décrit la répartition des pouvoirs, les responsabilités de chaque organe, les règles de nomination et les décisions qui relèvent de chacun. Cette organisation permet de séparer clairement la gestion et le contrôle, mais elle reste peu utilisée dans les coopératives agricoles françaises, traditionnellement attachées à une gestion collective par le conseil d’administration. Le numéro présente également deux décisions de jurisprudence sur les pénalités statutaires et la preuve de la qualité d’associé, ainsi que plusieurs textes liés à la loi Climat-Résilience et à la loi EGALIM 2.
Sommaire
Le directoire et le conseil de surveillance
A. Le principe de cette organisation
- le directoire assure la direction et la gestion de la coopérative ;
- le conseil de surveillance contrôle cette gestion et prend certaines décisions concernant les associés.
B. Les pouvoirs du directoire
- d’établir le règlement intérieur ;
- de définir les modalités de détermination et de paiement du prix des apports ;
- de suivre les indicateurs de prix et de coûts de production ;
- d’informer les associés sur leur rémunération ;
- de préparer les comptes, rapports et documents soumis à l’assemblée générale ;
- de proposer l’affectation des excédents ;
- de proposer des mesures de redressement en cas de déficit ;
- de préparer les opérations de fusion ou d’apport d’activité.
C. La nomination et le statut des membres du directoire
D. Les pouvoirs du conseil de surveillance
- entendre au moins trimestriellement le rapport du directoire ;
- contrôler l’inventaire et les comptes annuels ;
- présenter ses observations à l’assemblée générale ;
- contrôler les rapports établis par le directoire ;
- autoriser certains emprunts, cautions, avals et garanties ;
- participer à la mise en œuvre de la révision coopérative ;
- convoquer ou contribuer à convoquer les assemblées générales.
E. Les décisions concernant les associés
- l’admission des associés coopérateurs ;
- les sanctions en cas de non-respect des engagements ;
- les demandes de retrait anticipé ;
- les indemnités dues en cas de retrait ;
- les exclusions ;
- les radiations du fichier des associés ;
- les transferts et remboursements de parts sociales ;
- les réajustements du nombre de parts ;
- les contestations formulées par les associés.
F. La complémentarité des deux organes
- une meilleure séparation entre gestion et contrôle ;
- un suivi plus régulier de la gestion ;
- une représentation adaptée aux organisations complexes ;
- un contrôle permanent au-delà de la seule assemblée générale annuelle.
- un alourdissement des coûts ;
- une dilution des responsabilités ;
- des conflits de compétence ;
- un risque de blocage en cas de désaccord entre les deux organes.
A. Pénalités statutaires et participation aux frais fixes
B. Preuve de la qualité d’associé coopérateur
A. Loi Climat-Résilience
- le transport ferroviaire ;
- le transport fluvial ;
- les biocarburants ;
- l’électromobilité.
B. Loi EGALIM 2
- le principe de contrats écrits et pluriannuels entre producteurs et premiers acheteurs ;
- une durée minimale de trois ans dans le droit commun ;
- une meilleure prise en compte du coût des matières premières agricoles ;
- la transparence sur l’évolution de ces coûts ;
- des mécanismes de révision automatique des prix ;
- le renforcement des pouvoirs du médiateur ;
- la création d’un comité de règlement des différends commerciaux agricoles.
C. Expérimentation du tunnel de prix
D. Entrée en vigueur différée selon les filières
- à partir du 1er janvier 2022 pour certains bovins maigres ;
- à partir du 1er juillet 2022 pour d’autres catégories de bovins, les porcs charcutiers et certains laits ;
- à partir du 1er octobre 2022 pour le lait de brebis cru.