I. Les obligations statutaires : durée d'engagement et sanction de sa violation
- La durée d'engagement
Les longues durées d'engagement (99 ans, durée de vie professionnelle) ont été censurées par les tribunaux. En pratique, la tendance est à la réduction des durées (de 10 à 5 ans, voire 3 ans selon le HCCA), ce qui fragilise la pérennité de l'activité coopérative.
- La sanction du non-respect des obligations
La sanction reste nécessaire pour dissuader les départs intempestifs, mais son caractère dissuasif est à manier avec prudence : trop contraignante, elle peut décourager de nouvelles adhésions ou le renouvellement des engagements.
II. Attraction et incitation
- La politique de rémunération
La principale source d'attractivité est la rémunération des apports. La coopérative dispose de larges marges de manœuvre : niveau des acomptes et compléments de prix, ristournes, rémunérations différenciées ou différées, distribution de dividendes de filiales, parts à avantages particuliers.
- La stabilisation et la prévisibilité des rémunérations
Face aux aléas climatiques et de marché, la coopérative peut constituer des provisions, mettre en place des caisses de péréquation ou recourir aux marchés à terme pour lisser les revenus des associés, dans les limites posées par la loi du 2 mars 2022.
- Les aides
Dans la tradition mutualiste, la coopérative peut accompagner ses associés en difficulté par des fonds de secours, aides exceptionnelles, subventions ou cautionnements, dans le respect strict du principe d'équité entre associés et sans risque de soutien abusif.
- L'information
La transparence de la gouvernance est une condition essentielle de l'attractivité. Au-delà des obligations légales d'information, la coopérative doit cultiver une culture de la communication ouverte avec ses associés, condition sine qua non de leur adhésion durable au projet collectif.