Octobre Décembre 1998
BICA #95
Le BICA n° 95, est consacré à la coopération agricole, est principalement consacré à l’impact de la loi du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques, dite loi NRE, sur les coopératives agricoles. Le dossier central analyse les nouvelles règles applicables au commissariat aux comptes, aux conventions réglementées, aux droits d’information des associés, à l’immatriculation des sociétés et au fonctionnement des organes de direction. Le bulletin met toutefois en évidence de nombreuses incertitudes liées à l’articulation entre la loi NRE, le Code rural et les statuts types des coopératives agricoles. Les autres articles traitent des relations entre une coopérative et ses filiales, du remboursement des parts sociales, de la déduction fiscale pour investissement et de plusieurs évolutions juridiques, fiscales et sociales intéressant les coopératives, les SICA, les GAEC et les GFA.
Sommaire
La loi NRE et la coopération agricole
Le nouveau statut du commissaire aux comptes
- l’inscription sur une liste professionnelle ;
- les règles d’indépendance et d’incompatibilité ;
- la protection du titre de commissaire aux comptes ;
- la responsabilité civile ;
- les sanctions pénales ;
- l’obligation de révéler les faits délictueux ;
- le respect du secret professionnel ;
- les règles relatives aux sociétés de commissaires aux comptes.
Les missions du commissaire aux comptes
- certification des comptes annuels ;
- contrôles permanents et vérifications à tout moment de l’année ;
- droit de communication des documents ;
- information du conseil d’administration ;
- participation aux réunions arrêtant les comptes ;
- signalement des irrégularités et inexactitudes ;
- révélation des faits délictueux ;
- déclenchement de la procédure d’alerte ;
- respect du secret professionnel.
Responsabilités des dirigeants
1. Conventions réglementées
- un administrateur ;
- un associé disposant de plus de 5 % des droits de vote ;
- la société contrôlant cet associé ;
- une entreprise dirigée par un administrateur de la coopérative ;
- certains représentants ou délégués de personnes morales administratrices.
2. Fonctionnement du directoire et du conseil de surveillance
- la révocation de membres du directoire par le conseil de surveillance lorsque les statuts le prévoient ;
- la participation aux réunions par visioconférence dans certaines conditions ;
- l’extension des règles sur les conventions réglementées aux membres du directoire et du conseil de surveillance.
3. Droits d’information des associés
- les opérations de gestion de la coopérative ;
- les opérations des sociétés contrôlées ;
- les faits susceptibles de compromettre la continuité de l’exploitation.
4. Injonctions de faire et obligations administratives
- le dépôt des comptes et documents au registre du commerce et des sociétés ;
- la communication de documents aux obligataires ;
- les appels de fonds nécessaires à la libération du capital.
5. Comité d’entreprise et immatriculation au RCS
6. Capital social, cumul des mandats et clause compromissoire
- les règles de libération du capital des sociétés à capital variable ;
- le régime des cumuls de mandats, qui ne semble pas directement applicable aux coopératives agricoles ;
- la validité élargie des clauses compromissoires dans les contrats professionnels ;
- les certificats coopératifs d’investissement ;
- la nomination d’un commissaire à la transformation lorsqu’une coopérative devient une société de capitaux ;
- l’application de certaines règles de concurrence et de contrôle des concentrations.
7. Relations entre coopératives et filiales
- les prestations doivent rester accessoires ;
- elles doivent être conformes à l’intérêt de la coopérative et de ses filiales ;
- les procédures applicables, notamment celles relatives aux conventions réglementées, doivent être respectées.
8. Remboursement des parts sociales
- il a démissionné ;
- il a été valablement exclu ;
- ou son départ de la coopérative est établi par un autre moyen.
9. Déduction fiscale pour investissement
- les SICA sont exclues du dispositif ;
- les parts doivent être inscrites à l’actif de l’exploitation ;
- l’investissement doit correspondre à une augmentation nette des parts détenues ;
- la réalité de l’investissement doit pouvoir être justifiée ;
- la cession des parts entraîne en principe une réintégration fiscale ;
- certaines opérations de fusion ou d’apport d’exploitation bénéficient d’un traitement particulier.
Juridiques
- le seuil de chiffre d’affaires déclenchant la nomination obligatoire d’un commissaire aux comptes ;
- le taux maximal d’intérêt servi aux parts sociales ;
- la revalorisation et la valeur nominale minimale des parts ;
- la publicité et le dépôt des comptes ;
- la modification des statuts types ;
- le futur statut de la société coopérative européenne ;
- les règles applicables aux SICA civiles ;
- les GAEC composés de personnes vivant maritalement ;
- le capital minimum et la valeur des parts des GAEC ;
- l’immatriculation des sociétés agricoles ;
- la mise à disposition d’un bien loué à une société agricole.
Fiscales
- l’exonération de taxe foncière applicable à certains équipements agricoles ;
- le traitement fiscal des installations de stockage et de déshydratation des coopératives ;
- l’assiette des cotisations sociales des gérants et associés de groupements fonciers agricoles.