Avril Juin 2002
BICA #97
Le BICA n° 97, est consacré à la coopération agricole, analyse principalement les règles juridiques applicables aux coopératives, aux unions de coopératives et à leurs associés coopérateurs. Le dossier central porte sur la possibilité, pour un associé coopérateur, de mettre fin à son engagement en raison de désaccords liés à la gestion de la coopérative. Le bulletin rappelle que la résiliation judiciaire ne peut être fondée que sur le non-respect d’obligations contractuelles prévues par les statuts, et non sur de simples conflits de gouvernance ou décisions de gestion. Les autres articles examinent plusieurs décisions de jurisprudence et évolutions réglementaires concernant les statuts types, la représentation des personnes morales au conseil d’administration, les mutations d’exploitations, le remboursement des parts sociales et le régime fiscal des CUMA. Une dernière partie rassemble des informations juridiques, fiscales et sociales brèves.
Sommaire
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Résolution du contrat coopératif pour faits de gestion
- le retrait de l’associé coopérateur, soumis aux règles spécifiques du Code rural ;
- la démission ;
- la résiliation ou résolution judiciaire du contrat coopératif ;
- les actions liées aux fautes de gestion ou aux irrégularités sociales.
1. modification des statuts types des unions
- sont désignés par le conseil d’administration de la personne morale ;
- exercent leur fonction de manière permanente ;
- peuvent être révoqués et remplacés ;
- ne deviennent pas eux-mêmes administrateurs ;
- n’assument donc pas les responsabilités attachées à la fonction d’administrateur.
2. Représentation des personnes morales au conseil d’administration
3. Aggravation des obligations de l’associé coopérateur
4. Mutation d’une exploitation agricole
5. Remboursement des parts sociales
- le nombre de départs simultanés ;
- l’impact global sur la trésorerie ;
- l’égalité de traitement entre les associés ;
- la situation financière réelle de la coopérative.
6. Régime fiscal des CUMA réalisant des travaux pour les communes
- lorsque la commune est associée coopératrice, les opérations conformes à l’objet de la CUMA peuvent rester exonérées d’impôt sur les sociétés ;
- lorsque la commune n’est pas associée mais compte moins de 2 000 habitants et qu’un adhérent y exploite son activité, des travaux spécifiques sont possibles dans certaines limites ;
- dans les autres cas, les opérations avec des tiers sont plafonnées et les excédents sont soumis à l’impôt sur les sociétés.
Juridiques
- les conditions d’agrément des coopératives agricoles ;
- les travaux du Conseil supérieur de la coopération ;
- le remboursement des parts après démission ;
- l’absence de mandat automatique de la coopérative pour effectuer certaines démarches administratives ;
- la responsabilité d’une coopérative pour les dommages causés par un produit fourni à un groupement agricole ;
- les modifications des statuts types ;
- les sociétés d’intérêt collectif agricole ;
- la société à responsabilité limitée à capital variable ;
- la création de la société européenne.
Fiscales et sociales
- de la taxe professionnelle applicable aux activités industrielles exercées par certaines coopératives agricoles ;
- de l’exonération des coopératives vinicoles pour leurs activités de vinification ;
- de la taxe foncière sur les bâtiments utilisés pour des activités présentant un caractère industriel ;
- de la notion d’entreprise nouvelle pour une société d’intérêt collectif agricole ;
- du régime fiscal des EARL familiales ;
- du régime social des dirigeants de sociétés par actions simplifiées exerçant une activité agricole.